Bercée, revêtue par la blancheur infernale du jour
je sens autour de moi l’inodore crispation de l’air.
Notre respiration sous un couteau d’éther.
Artificielle et vibrante forêt de la ville.
Mon épaule imprégnée de ses mains,
ses bras à mon souffle , gestes initiatiques,
gestes à venir dont je guette l’éphémère éclat.
Visages accumulés avec une telle largesse d’instants.
Je suis immobile mon corps tendu sous le crépitement des foules.